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Téméraire, mais pas courageuse

Emmeline — 21/04/2008 - 23:38

Relecture effectuée, merci pour votre indulgence


Dimanche, à la grande stupéfaction de ceux (probablement rares, quoique Soph' si tu passes par là...) parmi vous qui me connaissent personnellement, je me suis bravement initiée à la pratique du parapente. Certes, ce n’est pas officiellement considéré comme un Risikosport officiel (autrement dit, vos dépenses hospitalières vous seront remboursées si elles vous sont causées par le parapente, mais pas par le Mountain-Bike, la vie est ainsi faite), mais ma mère a tout de même poussé un glapissement fort peu harmonieux quand je lui ai annoncé la bonne nouvelle... et moi-même ne faisais pas la fière au moment de m’élancer.

Pour tout dire, je n’avais qu’une envie : planter là moniteurs, sellette et aile pour prendre mes jambes à mon cou. Normal (enfin, pour moi tout du moins). Mais alors, me direz-vous, pourquoi, faisant preuve d’une rationalité pour le moins limitée (ça y est, on a ajouté le lien), ai-je accepté cette sortie ? avais-je cédé à un quelconque chantage ? été prise d’une crise de folie ? négligé le Gnothi seauton et surestimé mon courage ?

Rien de tout cela. Tout au contraire, c’est parce que je ne me connais que trop bien que je me suis solennellement engagée. Connaissant mon absence complète de self-control (je ne peux résister ni à une baguette fraîchement sortie du four, ni à un jeu de société sadique, pas davantage à un billet de 100 $ par terre alors même que je sais que je vais me couvrir de ridicule en tentant de le ramasser puisque bien sûr il n’existe pas), j’ai suivi les recommandations que préconise Robert H. Strotz, dans Myopia and Inconsistency in Dynamic Utility Maximization (1956, Review of Economic Studies).

Strotz y démontre que, même sans incertitude sur la situation de départ ou le futur, et pour toute acception relativement large d’une fonction d’utilité, il est possible que le plan de consommation rationnellement décidé par l’individu (en considérant un facteur d’escompte) à une certaine période ne soit pas celui qu’il suivra effectivement. Si, au moins au début, il s’y conformera car c’est pour lui une situation optimale, il peut être amené à le modifier au fur et à mesure, le tout parfaitement rationnellement : comme le dit Strotz, « continuer à obéir à un plan de consommation fixé juste parce qu’il était considéré comme optimal à une date précédente est irrationnel si ce plan n’est pas optimal à la date actuelle ». Mais, alors, pourquoi (et comment, puisque je suis une puella oeconomica qui n’obéit qu’à son intérêt bien compris) n’ai-je pas, au pied du mur ou plutôt en haut du talus abandonné mon funeste dessein, puisqu’il n’était clairement pas rationnel ?

Strotz propose deux remèdes à notre incohérence : ce qu’il appelle la « stratégie d’engagement préalable », merci Gizmo pour la traduction de strategy of precommitment, et qui consiste pour l’individu d’aujourd’hui à imposer des contraintes à celui qu’il sera demain (l’exemple sans doute le plus extrême proposé par Strotz étant l’engagement dans l’armée, talonné de près par l’autel) - notons d’ailleurs que cette solution étant d’une efficacité et souvent d’une facilité déconcertantes, Strotz est le premier à s’étonner qu’elle ne soit pas plus usitée, et ne peut l’expliquer qu’en recourant au risque ou à l’incertitude ; ou, lorsque cette première méthode est inaccessible, la prise en compte au moment de la détermination initiale du plan de consommation de notre propension à désobéir, qui suppose que mon moi d’aujourd’hui renonce à un plan immédiatement avantageux pour s’engager dans un sentier moins séduisant à court terme mais qui sera soutenable, i.e. ne sera pas systématiquement abandonné par ma pomme de demain. Strotz montre d’ailleurs par un raisonnement d’analyse - synthèse les conditions mathématiques que doit satisfaire la fonction d’utilité afin que cette seconde méthode soit implémentable, et qui reviennent à avoir une fonction d’escompte accordant le même poids à toutes les dates.

Sur le plan pratique, et appliqué à mon cas (comme, mutatis mutandis, au vôtre, cher et honoré lecteur), cela donne donc la situation suivante : au moment de prendre ma décision (i.e. il y a un peu moins d’un mois), j’avais ainsi (pour simplifier outrageusement) 2 choix quant au déroulement de mon dimanche : Betriebsausflug (que j’ai finalement choisi, vous suivez ?), ou ballade dans les rues du campagnard et néanmoins sympathique Dörfchen qui a l’honneur d’abriter mes jours présents. Mettons que mes paiements (moi aussi j’ai fait de la théorie des jeux) soient les suivants :
- un léger mais immédiat gain d’utilité, disons 5, lié à l’acceptation de l’excursion et au fait que je me sentirai intégrée dans ma nouvelle-mais-encore-future-boîte ; 0 si je refuse.
- au jour dit, 8 si je vais sagement respirer le bon air de la campagne, et 0 si je mets follement mes jours en danger.
- au lendemain du jour en question, 0 si j’ai refusé et suis allée me promener ou si j’ai accepté et tenu parole, - 9 si je me suis - disons-le - dégonflée.

Admettons encore que mon taux de préférence pour le présent soit assez élevé, de sorte qu’il n’y a même pas à planifier sur le moment ce que je ferai effectivement (ou plutôt que je pense maintenant que je ferai) le moment venu : au « pire », c’est-à-dire promenade + lâcheté, je subirai une perte d’utilité d’un peu moins de 1 (un peu moins car le - 9 survient après le 8), laquelle est de toute façon plus que compensée par mon gain immédiat. Ravie, j’accepte avec gratitude.

Le lendemain, je me réveille avec des sueurs froides : le gain retiré la vieille de ma profonde corporatitude s’est évanoui (je me demande d’ailleurs s’il existe un terme officiel correspondant aux « sunk benefits », avis aux bonnes âmes), et me connaissant bien je sais quelle sera la suite des événements : mon taux de préférence pour le présent étant ce qu’il est, le gain d’utilité net de la couardise (soit 8 - 9/(1+r)) sera positif au jour fatal, je jetterai l’éponge, et je me retrouverai le matin suivant plus marrie que jamais de devoir affronter ce terrible - 9 utila (un utilon, des utila ?). Songeant avec sollicitude à l’Emmeline du dimanche 13 au soir, je (Emmeline d’il y a un mois) me mets en devoir de la protéger d’un destin si fatal. J’aurais d’ailleurs tout aussi bien pu prendre le parti de l’Emmeline du 13 au matin et ne rien faire, mais nous admettrons encore que je suis relativement impartiale à l’égard de tous mes avatars futurs, et me montre donc plus encline à la pitié envers la plus menacée des deux.

La seule solution valable, puisque ce n’est pas moi mais mon moi du 13 au matin qui aura les cartes en main le 13 au matin (bis repetita), est de lui lier d’ores et déjà les mains (« precommitment ») : puisque je sais qu’elle est rationnelle et arbitrera entre les deux choix (sauter ou courir) qui s’ouvrent à elles selon l’utilité qu’elle en retirera, il me faut donc augmenter l’utilité du saut (que j’ai commodément fixée à 0) ou diminuer celle de la fuite. Et voilà comment, accordant une désutilité de 3 à l’hilarité moqueuse dont n’aurait point manqué de me gratifier ma meilleure amie en apprenant que j’avais failli, je me suis fait un devoir, toute aux Etats-Unis qu’elle soit, de la prévenir de mon engagement, faisant ainsi passer l’utilité de la couardise à 8 - 12/(1+r), total dont on admettra qu’il est négatif.

Bref, le jour venu, j’ai sauté. Ou plutôt couru, car c’est de cela qu’il s’agit (mais je tiens à signaler que j’ai décollé, ce qui est déjà fort honorable). Et j’y retourne même dans 4 semaines. Bien sûr, vous avez maintenant compris pourquoi je vous le dis.

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez aussi lire le fort accessible et très complet article de David Laibson “Golden Eggs and Hyperbolic Discounting" (1997, QJE)

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hors contexte

Pierre M — 22/04/2008 - 00:20

"Admettons encore que mon taux de préférence pour le présent soit assez élevé, de sorte qu’il n’y a même pas à planifier sur le moment ce que je ferai effectivement (ou plutôt que je pense maintenant que je ferai) le moment venu : au « pire », c’est-à-dire promenade + lâcheté, je subirai une perte d’utilité d’un peu moins de 1 (un peu moins car le - 9 survient après le 8), laquelle est de toute façon plus que compensée par mon gain immédiat. Ravie, j’accepte avec gratitude."

C'est juste pour mettre la phrase hors contexte. J'aimerais bien que quelqu'un sain de corps et d'esprit (en clair, un non économiste) nous dise ce qu'il pense d'un truc pareil... :P

Ben kwa ? Et pis d'abord y a DEUX phrases dans la citation, na !

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ah ben je suis pas le seul

Pierre M — 23/04/2008 - 00:18

La bonne question de Passant (thérapeute), un peu plus bas...
je suis pas sur en effet qu'un être humain "normal" se pose autant de questions et de calculs pour justifier ses actes. En tout cas ça a le mérite de nous faire rire, et ça fait du bien par les temps qui courent ! Et tout bien réfléchi c'est un mode de justification comme un autre : c'est vrai, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué :))

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Bon ben je m'empresse

Aalexandre — 22/04/2008 - 09:55

d'envoyer le lien de ton billet à mon beau-frère qui est moniteur de parapente (mais pas du tout économiste, c'est la soeur qui a tout pris de ce côté-là) pour lui montrer que encore une fois j'ai tort et qu'il est tout à fait rationnel de courir et de se jeter dans le vide comme il fait.

Emmeline, si tu veux des vols pas chers et si tu es un jour sur Chambéry, fais moi signe je lui parlerai de toi ;)

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Moi je trouve ça marrant...

Tonio — 22/04/2008 - 11:14

Moi je trouve ça marrant... Je dois déjà être bousillé!!

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Ouf

Emmeline — 22/04/2008 - 20:32

Merci pour le soutien... :)

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Toujours plus

Gizmo — 23/04/2008 - 14:26

Encore un effort, Emmeline...

I don't think so...

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Une approche alternative par la sociologie

Guillaume — 22/04/2008 - 13:02

Jon Elster (qui fait un cours sur Rationalité et sciences sociales au Collège de France), a repris ce sujet, à partir de la question: comment faire pour s'assurer qu'on prendra une décision rationnelle, quand on sait qu'on ne sera plus en état d'agir rationnellement au moment de prendre la décision? Si mes souvenirs sont bons, il me prend l'exemple d'Ulysse, qui s'enchaine autour du mat de son bateau avant d'aller voir les sirénes, car il sait qu'il ne pourra pas résister à leurs chants.
L'idée général est que lorsqu'un individu sait qu'il risque de se retrouver en position d'agir irrationnellement, il limite volontairement et préventivement son champ des possibles. (cf. Ulysses Unbound.Studies in Rationality, Precommitment, and Constraints)

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Ah, mais justement...

Emmeline — 22/04/2008 - 20:30

J'avais entendu parler de cet article, oui. Mais la différence fondamentale est qu'Ulysse a l'esprit momentanément troublé, et livré à lui-même ne se comporterait pas rationnellement. Pour moi c'était précisément l'inverse, j'eusse été en état d'agir rationnellement, et c'est pour prévenir les conséquences de ces actes rationnels que je me suis imposé une contrainte supplémentaire.

Pour info, plein de documents relatifs au cours de Jon Elster, qui semble effectivement fort intéressant, sont accessibles là.

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Rétrospectivement, avez-vous

Passant, thérapeute — 22/04/2008 - 17:36

Rétrospectivement, avez-vous le sentiment d'être une personne : un truc à peu près stable et cohérent acquérant un certain capital humain ou une succession d'états et de transformations ?

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Pfffft, le parapente c'est

VilCoyote — 22/04/2008 - 19:12

Pfffft, le parapente c'est dangereux, c'est un coup à se faire bouffer par un cumulonimbus et se retrouver au Népal tout décédé et avec les doigts gelés. En plus si on se prend une caillasse en courant sur la zone de déco on a l'air con. Et ça fait un bronzage avec la marque des lunettes. Nul, je te dis.

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Face de Bellevarde

Gizmo — 22/04/2008 - 23:25

Quelle coïncidence, chère Emmeline ! Quelques jours avant votre moi, mon moi à moi, s'est trouvé en haut de la piste noire Face de Bellevarde (à Val d'Isère pour les connaisseurs). La problématique était différente puisqu'il ne s'agissait pas pour moi d'un precommitment (qu'on peut traduire par engagement préalable) à faire cet effort stupide qui consiste à dévaler une pente hostile sur deux bouts de matériaux composites quasiment scellés aux pieds, mais de rejoindre un restaurant d'altitude seulement accessible à faible coût en descendant cette maudite piste noire (sinon, on prend une piste bleue très tranquille, on arrive en bas, on enlève ses skis, on prend un bus, on descend au bout de 2 km, on remet les skis, on reprend un télésiège... et il ne reste plus de ce délicieux gratin dauphinois en plat du jour...). Bref, mon histoire est différente, mais le titre est presque pareil: gourmande, mais pas courageuse.

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et ?!

Aalexandre — 23/04/2008 - 11:55

Gizmo tu as finalement opté pour le sandwich au speck ou pour la gratin dauphinois ?

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Pas courageuse mais pas débile non plus...

Gizmo — 23/04/2008 - 14:18

Arrivée au mur de la Face (ce n'est pas une contrepetrie), à droite, il y a un chemin de damage (parce qu'évidemment les dameuses peuvent pas monter la pente tellement c'est raide... enfin, c'est comme ça que je l'interprète). Alors j'ai pris le chemin de damage (c'est interdit, hein, s'il arrive quelque chose, on est hors piste, donc pas d'assurance et tout...), et au bout du chemin qui serpente, on se retrouve en bas du mur, c'est moins chaud, et le restaurant est à quelques centaines de mètres. J'ai pris la spécialité locale, à savoir la salade landaise.
Heu, sinon, évidemment, comme le precommitment c'était en gros le sujet de ma thèse, j'ai beaucoup aimé le billet, avec les morceaux entiers de Strotz et les rappels de Elster en commentaires (effectivement une mine, les cours au Collège de France) [C'est bon, j'ai pas trollé ?]

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Merci beaucoup !

Emmeline — 23/04/2008 - 20:32

Les compliments font très plaisir, surtout provenant d'une spécialiste (en même temps si j'aurais su j'aurais peut-être pô osé écrire ledit billet, peur de me faire taper sur les doigts !). Et aussi quand ils disent que j'ai de l'humour (thank you Mister Maura).

La salade landaise, c'est bien celle avec du magret, des noix et un peu de foie gras quand on est rupin (ma préférée aussi, vous avez décidément beaucoup de qualités) ? mais, mais, mais, alors pourquoi avoir parlé de gratin dauphinois ? je flaire une incohérence (à moins que celui qui cuisine chez Gizmo ne soit fan de gratin dauphinois, et que vous n'ayez dévalé la piste noire que pour que lui puisse avoir son plat du jour favori, auquel cas vous êtes immédiatement canonisée...).

Bref, tout cela me rappelle un tour pendable que m'avait joué quelque part pas loin de Tignes mon faquin de coauteur voici maintenant plus de 2 ans : à ses prières, j'ai accepté, alors que j'avais l'estomac dans les talons et les talons dans la choucroute, de faire environ 1h30 de trajet (à skis, et dont une partie sur du plat et une autre dans la rivière - non je ne noircis même pas le tableau, mais il va de soi que j'ai geint durant environ 1h29) pour atteindre ce fameux restaurant de même pas altitude dans lequel il avait tant de souvenirs d'enfance. Pour, cela va de soi, m'apercevoir à mes dépens que le lundi était jour de fermeture hebdomadaire...

Outre cette tranche de vie fascinante, quel est l'intérêt de cette fable ? Elle m'inspire un petit exercice : imaginons que ledit faquin, au milieu du chemin (et alors que nous étions déjà trop éloignés de toute civilisation pour pouvoir raisonnablement rebrousser chemin, ou plutôt obliquer car on ne me verra jamais remonter une piste noire en canard), se soit subitement remémoré ce fâcheux détail. Aurait-il dû m'en parler ? (données complémentaires : disons que nous étions à 30 mn dudit restaurant, que depuis celui-ci 25 autres étaient nécessaires pour parvenir à l'infâme gargote où j'ai finalement pu engloutir un hamburger et une tarte aux myrtilles non décongelée, et qu'une autre gargote guère moins indigne était atteignable en 45 mn. Je rappelle que j'ai un taux de préférence pour le présent très élevé).

Et le premier qui dit que quand le chat n'est pas là, la souris est égocentrique, se fera gourmander d'importance !

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ah, et au fait...

Emmeline — 23/04/2008 - 22:19

nous on a fait la Face de Bellevarde alors qu'elle était fermée (bombe le torse) ! là encore, c'était dû à une traîtrise abominable et involontaire de Jean-Edouard...

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Pas courageuse, pas débile, mais pas canonisée non plus

Gizmo — 23/04/2008 - 22:31

La salade landaise, c'est bien celle avec du magret, des noix et un peu de foie gras quand on est rupin (ma préférée aussi, vous avez décidément beaucoup de qualités) ? mais, mais, mais, alors pourquoi avoir parlé de gratin dauphinois ? je flaire une incohérence (à moins que celui qui cuisine chez Gizmo ne soit fan de gratin dauphinois, et que vous n'ayez dévalé la piste noire que pour que lui puisse avoir son plat du jour favori, auquel cas vous êtes immédiatement canonisée...).
Voui, la landaise, c'est ça, mais pas un peu de foie gras, mais une belle tranche (surtout quand on est client fidèle, que même à la fin, on a le verre de genepi avec la femme nue au fond (non, là je confonds avec un restaurant chinois ; mais le verre de gnôle, on l'a effectivement, et c'est super bien, la Face de Bellevarde, après, on la finit les skis dans le nez...).
Bon, si j'ai parlé de gratin dauphinois, c'est que j'hésite toujours entre la landaise et un plat chaud (la descente du chemin qui serpente est suffisamment longue pour réfléchir à tout ça), et que effectivementcelui-qui-cuisine-chez-Gizmo aime bien aussi le plat du jour : lui, évidemment, il descend la Face en godillant, ce qui est une raison suffisante pour ne faire aucun sacrifice pour qu'il puisse avoir son plat favori. En même temps, ce jour là, je crois bien qu'il a pris une escalope de veau panée aux cèpes avec un monceau de frites. Bon, là, c'est 100% troll, mais c'est pas moi qu'a commencé...

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Non, franchement, moi,j ose

Néel — 24/04/2008 - 21:39

Non, franchement, moi,j ose dire ce que tout le monde pense tout bas : cette fille est folle. Je propose un billet sur la theorie du signal et les externalités négatives pour les membres de sa famille si un de leurs amis se rend compte du lien de parenté entre elle et lui...

y'a ka lui offrir un saut en parachute la prochaine fois, avec un peu de chance son elle du lendemain ne sera pas en état d'écrire sur un blog ...

(bon, ce billet n'a pas a etre publié, et j'espere que c'est jean-edouard qui le lira le premier...)

Toi mon p'tit gars, ça va être ta fête... En plus tu n'es pas malin, j'ai dit dans un commentaire précédent que Jean-Edouard était loin de toute sorte de civilisation. Bah, ça doit être de famille... Cela dit, un billet sur la théorie du signal, c'est une bonne idée.

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