Grève des relecteurs économiques du Monde.fr
Emmeline et Jea... — 09/10/2010 - 10:40
(à supposer qu'il y en ait)
Petit florilège de citations d'un article sur lemonde.fr, censé faire le point sur l'ISF et le bouclier fiscal :
- "Le bouclier fiscal, mesure phare des débuts du septennat de Nicolas Sarkozy, plafonne à 50 % des revenus les sommes versées à l'Etat par les contribuables au titre de l'impôt sur le revenu.". Avec un taux marginal dudit impôt à 40%, nous présentons nos félicitations à Liliane Bettencourt pour avoir réussi à profiter de ce dispositif ! Et après on dit qu'elle est gâteuse...
- "Quant à l'impôt sur le revenu, il s'agit d'un impôt progressif assis sur la partie supérieure du patrimoine, à un taux allant de 0,55 % à 1,80 %." Tout à fait, c'est d'ailleurs pour ça qu'on l'appelle "sur le revenu".
- "Il faut ajouter à cela les sommes investies par les contribuables au titre de la loi TEPA, qui permet de placer tout ou partie de son impôt dans une PME, une fondation de mécénat, un fonds collectif..." Placer son impôt, ça c'est un concept ! en l'occurrence, il s'agit de placements (du patrimoine), ou dons (qu'on m'explique comment je peux placer mes sous au Secours Catholique, ça m'intéresse) donnant droit à réductions d'impôt.
Avec ça, c'est sûr qu'on est mieux informé.
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Sur l'assurance vie aussi...
Cimon — 09/10/2010 - 11:14La presse (j'ai constaté ça dans les échos, la tribune et le canard enchaîné, donc l'erreur doit a fortiori exister dans le monde) a avalé l'histoire selon laquelle le prélèvement de la CSG sur le support en euros des contrats multisupports ne changeait pas la somme prélevée mais seulement son échéancier.
Déjà, changer l'échéancier, c'est a priori changer la valeur réelle, mais passons sur ce point là.
Surtout, si je prélève un impôt sur une somme, la partie prélevée ne portera pas intérêt. Donc je ne prélèverai pas d'impôt... sur la l'impôt que j'ai prélevé, ce qui apparaît logique.
Donc la CSG prélevée sera moindre avec un prélèvement au fil de l'eau qu'avec un prélèvement en fin de période. La CSG nominale, tout du moins, car si on actualise avec les niveaux actuels d'inflation et de rendement des contrats d'assurance vie, la valeur réelle de la CSG ainsi prélevée sera supérieure.
Au-delà de ce point, le taxation de la réserve de capitalisation des assureurs m'apparaît présenter un problème de crédibilité de l'État : jusqu'à présent, il disait "mettez un peu d'argent de côté en franchise du fisc (et en cachette des actionnaires) afin de conforter votre solvabilité". Devant tant de solvabilité, l'État dit maintenant : "toute cette montagne d'argent qui vous servait à être solvables (et que vous avez mis des années à constituer), vous allez bien m'en filer une partie, non ?". Les assureurs sauront ainsi la valeur des mesures fiscales promises par l'État : non seulement les flux futurs seront taxés (ce qui ne pose aucun problème), mais également les flux passés...
Septennat
Axonn — 09/10/2010 - 13:32"mesure phare des débuts du septennat de Nicolas Sarkozy"
Euh, ils se sont rendus compte que Chirac n'a eu un mandat que de 2002 à 2007, et que celui de Sarko ne va que jusqu'en 2012 ?
Septennat?
Visiteur discret mais bienvenu — 09/10/2010 - 14:36Parce qu'en plus le Monde voudrait le voir rester 2 ans de plus que prévu?
Pourquoi perdre votre temps à
Visiteur discret mais bienvenu — 10/10/2010 - 17:21Pourquoi perdre votre temps à lire la presse ? Franchement, en tant qu'économiste, je m'attendais à vous voir plus dispendieux dans l'usage de votre propre temps : la vie est si brève...
pas "dispendieux", mais
elvin — 10/10/2010 - 17:51pas "dispendieux", mais peut-être parcimonieux
dispendieux = Qui exige beaucoup de dépense, entraîne de grands frais (Trésor de la langue française)
"négligent à notre avis de
Visiteur discret mais bienvenu — 12/10/2010 - 09:24"négligent à notre avis de s’intéresser aux raisons qui poussent le comité Nobel et l’Académie des sciences de Suède à choisir tel ou tel candidat une année donnée. Et (c’est un biais cognitif injustement sous-évalué) faute de connaître / faire l’effort de deviner lesdites raisons, nos amis bookmakers en déduisent que comité et Académie ont le même objectif qu’eux"
Un bookmaker ayant la liberté de refuser un pari, préfèrera toujours un jeu qu'il sait biaisé à un vrai jeu de hasard. Car s'il sait que le jeu est biaisé et en quoi, il lui suffit de refuser les paris informés (ok, encore faut-il qu'ils les reconnaissent) et ne "laisse faire le marché" que sur les sujets sur lesquels il est mal informé pour limiter ses pertes.
Autrement dit, l'intérêt d'un bookmaker est de faire passer pour un jeu de hasard les jeux qui n'en sont pas.