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En fait, je n'en suis pas vraiment sûr (que n'importe qui a le droit d'émettre des CDS, c'est juste un contrat bilatéral entre un assureur et un assuré). Puisque justement il y a un assureur et un assuré.
Sur un marché normal on peut se mettre en levier, même important puisque à chaque fin de période on fait des appels de marges ce qui fait que le risque de défaut est presque nul. Sur les CDS - si j'ai bien compris la mécanique - c'est différent, puisque tant qu'il n'y a pas de défaut de l'émetteur, le risque n'est pas concrétisé. Et en cas de défaut, l'assureur doit être capable de trouver d'un coup les sommes nécessaires pour reprendre la dette.
En fait, j'avais parlé des autres états européens qui émettaient des CDS. Mais l'un d'entre eux tout particulièrement aurait tout intérêt à le faire : la Grèce. Elle a emprunté sur le marché primaire à 3 ou 4 % et quelques mois ou années plus tard elle émet des CDS pour couvrir son propre risque de défaut et sur 100 de nominal, paye 4 euros d'intérêts et touche 11 ou 12 euros d'assurance auprès des souscripteurs paniqués le tout en n’augmentant ses engagements que de façon marginale grâce au levier et donc sans modifié significativement son risque de défaut. Ce qu'elle ne pourrait pas faire si elle rachetait sa dette décoté sur le second marché.
Ce schéma me parait un peu bizarre quand même :)
Il me semble qu'un émetteur de CDS doit présenter des garanties solides qu'il sera en mesure de tenir son engagement. Sans cela, Jean-Edouard, je suis d'accord pour vous vendre pour 100 millions sur la Grèce à 9 % :) Vous faites une bonne affaire : les taux sont à 12 %
J’ai beaucoup de difficulté pour trouver des informations un peu fiable, mais ce que j’ai pu lire, c’est que le marché lui-même est tout petit. Le chiffre que j’avais en tête, c’était une dizaine de milliards de $ pour les CDS grecques par exemple levier (mais je n’en suis pas sûr) compris. Et il y a un déversoir mécanique entre le CDS et marché secondaire : J’ai 1 milliard en nominal de $ de dette grecques. J’émets des CDS pour 1 milliards. Quelqu’un me l’achète. Je vends mon milliard en nominal de $ de dette grecques. J’ai toujours la même exposition au risque grecque. J’ai remplacé un coupon fixe à 4 % par une prime d’assurance de 9 % (à la maturité près), j’ai matérialisé ma perte dû à la baisse des cours sur le marché secondaire et je dispose de liquidité.
Bon, je digresse. l'info du jour c'est que l’europe à trouver un autre moyen de gagner de l'argent sur le dos des irlandais (qui eux-mêmes s’endettent pour couvrir les pertes des épargnants anglais et allemand, le monde est injuste). J’emprunte à 2,5 % je prête à 5,5 % => http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num...

En fait, je n'en suis pas
henriparisien — 05/01/2011 - 22:22