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Il y a une analyse coûts bénéfices à faire. Dans quelle mesure peut-on améliorer le jeu existant, à quel coût, et si au contraire on change complètement de jeu on fait quoi, qu'y gagne-t-on et qu'y perd-on ? C'est une question assez vaste. Dans le cas de la Grèce en tout cas, il y a fort à parier qu'il y aurait eu beaucoup moins de problèmes si d'une part l'information pertinente pour évaluer la capacité de la Grèce à rembourser sa dette avait été disponible et de bonne qualité, et si d'autre part l'Europe avait réussi à adopter une position claire, unie et crédible sur son plan de sauvetage. Dès lors que l'information pertinente est publique il n'y a par définition plus d'insiders. Ce qui s'est passé est exactement le contraire : le manque de confiance dans les données fournies par la Grèce fait naître le soupçon que d'autres acteurs en savent plus si bien que le marché devient beaucoup plus sensible, et n'importe quelle rumeur sur la volonté ou non de tel Etat à participer au plan de secours s'auto-alimente et déstabilise le marché. Sur ces deux points-là au moins il ne me semble pas difficile d'imaginer des améliorations.

Insiders
Jean-Edouard — 19/10/2011 - 10:12