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@Serenis Cornelius : j'ai horreur de Platon, alors il doit y avoir quelque chose qui cloche dans cette histoire philosophique de l'ordre spontané. Je ne doute pas que certains austrianisants ne voient la chose sous cet angle, et c'est à mon avis un problème. On peut très bien être constructiviste sur un plan méthodologique ou philosophique sans être interventionniste sur le plan politique, et inversement. Il faut lutter pour que des questions de méthode ne soient pas confondues avec des questions politiques, même si certaines méthodes peuvent probablement favoriser l'obtention de résultats politiquement orientés.
@Mat : merci, vous avez de bons yeux. Je ne sais pas si Keynes se considèrerait comme un disciple de Hicks, mais bon.
@Visiteur discret mais bienvenu : tout à fait d'accord avec le fait qu'il s'agit de propagande, je n'ai rien en faveur du Mercatus Center mais qu'ils fassent l'effort de faire semblant d'avoir un rapport quelconque avec un vrai centre de recherches les place déjà un peu au-dessus des autres think tanks et lobbys du même genre dans mon esprit. Je n'ai pas dit que ça les faisait monter très haut non plus.
@elvin : en fait je pense que a différence n'est même pas méthodologique, elle repose sur les buts mêmes de l'analyse économique, même pas sur les moyens d'y parvenir.
@Olivier : il en existe des milliers, sur tous les pays et toutes les périodes. Après je ne suis ni macroéconomiste ni empiriste, donc ce n'est pas vraiment moi qui pourrai vous indiquer les meilleures études. Je me souviens qu'il y a un article classique mais je n'arrive pas à me souvenir des auteurs. Vous avez par exemple ça sur données françaises :
http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=ECOP_169_0001
Cet article qui est je crois assez connu :
http://ideas.repec.org/p/nbr/nberwo/7269.html
Mais d'autres pourront mieux vous conseiller. D'une manière générale vous pouvez chercher "vector auto-regressive" + fiscal policy, monetary policy, deficit spending et autres sur Google, vous trouverez plein de résultats. Il est difficile d'analyser des exemples historiques comme le New Deal ou la relance Mauroy (si vous regardez la croissance de l'époque par rapport aux voisins ce n'est pas si inefficace, même si ça a surtout été efficace pour relancer l'économie... en Allemagne). La plupart des travaux de recherche à ma connaissance utilisent des modèles VAR qui vous permettent de calculer empiriquement l'effet causal sur différentes variables d'un changement non anticipé du déficit budgétaire ou des taux d'intérêt de la BC. Il me semble qu'il y a quelques années au moins il y avait un consensus absolument total sur un effet de relance à court terme, plus ou moins fort selon les pays mais suffisamment fort pour rendre la politique budgétaire intéressante, qui disparaît à long terme, et également un effet inflationniste.
Bref en tout cas rassurez-vous toute une recherche empirique existe sur le sujet, le problème étant que le multiplicateur keynésien n'est stable ni dans le temps ni dans l'espace.
@Kinouk : merci pour les courbes, même si effectivement ce n'est pas une preuve suffisante du bien fondé d'une politique keynésienne, en tout cas il y en a de plus récentes et de meilleures à mon avis. Mais c'est vrai que c'est spécialement parlant.

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Jean-Edouard — 03/06/2011 - 16:38