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Je suis intrigué par ce "shareholder unanimity theorem".
Si je comprends bien, il dit qu'en l'absence de toute incertitude, face à divers risques entièrement quantifiables, les actionnaires d'une même entreprise tendent à être homogènes du point de vue de leur aversion au risque, c'est ça ? C'est mal dit : ils sont unanimes sur la politique que l'entreprise doit suivre face au risque. Dans ce cas (très hypothétique), la rémunération variables des marins ne peut-elle être adaptée à leur aversion au risque personnelle ? On peut opposer que ce serait coûteux, mais les échanges d'actions le sont aussi. L'unanimité des acteurs face au risque n'est jamais complètement atteinte, mais la tendance persiste. Les probabilités des risques étant parfaitement connues, chacun dose le risque qu'il souhaite prendre, c'est-à-dire "maximisé son espérance de profit" (si cette expression veut dire quelque chose...).
Les choses deviennent plus intéressantes lorsqu'on réintroduit l'incertitude, la possibilité d'évènements contingents non probabilisables (ou "probabilités subjectives", comme on veut). C'est comme ça que je comprends les incitations financières, les règles et les conventions qui existent à bord du navire. Le decision-making est remis entre les mains de certains individus. Par exemple, les matelots s'en remettent aux ordres du capitaine dans une certaine mesure, fixée par la coutume ou la jurisprudence. L'équipe fait face aux évènements contingents plus ou moins bien selon la manière dont elle est ainsi organisée, et on peut constater a posteriori les organisations qui marchent et celles qui ne marchent pas.

Risque ou incertitude ?
Gu Si Fang — 10/06/2011 - 12:04