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"le livre se concentre beaucoup sur une question qui est en réalité assez secondaire"
Ce n'est pas ce que j'ai dit. C'est une question importante du fait que les medias en parlent beaucoup et que les débats sur la question influencent des prises de décision publiques comme privées (théorème de Thomas once again). Que en tant que telle la question de savoir quelle monnaie domine les échanges soit secondaire pour le niveau et la distribution de la richesse dans le monde ne veut pas dire que ce soit une question inintéressante dans l'absolu. Eichengreen ne s'exprime pas très clairement sur cette question malheureusement mais ma lecture c'est que le déclin éventuel du dollar est un symptôme de phénomènes économiques internationaux profonds et intéressants, qui sont le véritable enjeu. La conclusion (de bon sens certes) du livre c'est qu'in fine si les Américains veulent garder leur prééminence monétaire ils feraient mieux d'essayer de garder leur prééminence économique au lieu de se préoccuper de ce que font les Chinois, tandis qu'inversement les Européens s'ils veulent imposer l'euro devraient faire de la zone euro une zone monétaire efficace et retrouver une croissance forte au lieu de se lamenter sur le privilège américain et d'accuser la banque centrale chinoise.

Pas secondaire
Jean-Edouard — 06/09/2011 - 19:04