Economie des Jeux Olympiques

Avant-propos :

-ce sujet est évidemment dédié à la République Populaire de Chine, et spécialement à Hu Ducktao et Wen Duckbao qui nous ont fait l’insigne honneur de juger le blog suffisamment subversif pour qu’il soit, d’après un fidèle lecteur, bloqué par le fameux pare-feu chinois dont je me demande bien comment ça marche ce truc-là. C’est une véritable reconnaissance internationale pour le coin de Donald, nous tenons à remercier nos parents et tâcherons de faire mieux la prochaine fois etc.

-mais il est aussi dédié à Steeve et Christophe Guenot, médaillés d’or et de bronze en lutte gréco-romaine, un sport qui a de la classe quand même, et accessoirement agents de la RATP (à moins que ce ne soit l’inverse). Comme quoi le service public a plus d’une corde à son arc. Etant donnés les multiples retard et problèmes techniques de la Deutsche Bahn ces derniers temps j’aurais été prêt à parier que l’équipe allemand de hockey sur gazon avait de sérieuses chances de médaille cette année, ce sera pour la prochaine fois.

-je précise enfin ma totale neutralité axiologique quant aux JO, que je n’ai pas du tout suivis et qui ne m’intéresseront nullement tant que de vrais sports comme le billard ou l’épaulé-jeté de Mas-Colell n’auront pas été reconnus disciplines olympiques. Ajoutons le slalom géant vert pour les prochains jeux d’hiver.

Propos :

Quatre ans (comme le temps passe vite etc.) après une des dissertations les plus traumatisantes de ma vie sur « Economie ou sociologie du sport ? », je ne sais toujours pas très bien si l’économie a quelque chose de particulier à dire sur le sujet, à moins de postuler dans la plus pure tradition chicagolienne qu’il y a un marché du sport, une offre, une demande et donc un prix et que tout irait bien mieux, ma bonne dame, si on laissait fonctionner tout ça sans intervenir.

J’ai donc suivi avec intérêt les écrits de Gizmo expliquant ce qu’on pouvait faire dans ce domaine. La confiance aveugle que je porte en l’auteur du compte-rendu comme l’incertitude pesant sur mes capacités à accéder à l’article original de Madeleine Andreff, Wladimir Andreff et Sandrine Poupaux (AAP comme dirait Gizmo) m’ont fortement désincité à aller le lire, je le ferai peut-être un jour parce que je ne suis pas sûr de comprendre comment, étant donné le nombre de variables utilisées (car il y en a beaucoup apparemment), les résultats peuvent être bien significatifs sans prendre les JO depuis 80 ans, or je doute qu’il s’agisse d’un phénomène aussi stationnaire. Je me demande aussi comment sont traités les pays qui n’ont pas de médaille et doivent représenter une proportion énorme de l’échantillon, ou le fait que 80% des médailles se répartisse généralement entre les 5 ou 6 mêmes pays. Mais j’imagine qu’il y a des réponses à ces questions de néophyte en économétrie, peut-être que quelqu’un répondra à mon commentaire chez Econoclaste.

En revanche je me demande quelle théorie on peut placer derrière cette étude (Etienne Wasmer propose quelques pistes intéressantes, probablement plus sérieuses que les miennes). C’est important, me semble-t-il, parce qu’en l’absence d’un cadre dans lequel se représenter ce que sont des Jeux Olympiques on comprend mal l’influence des différentes variables étudiées, et surtout l’analyse devient difficile à critiquer (comment par exemple pointer du doigt des problèmes de causalité inverse ou de variables omises si le phénomène est une « boîte noire » ?). Que des pays plus peuplés aient plus de chances de produire des individus spécialement musclés ou aux pieds particulièrement bien palmés, soit. Mais est-il aussi évident qu’un pays plus riche ait plus de médailles ? Pour quelle raison exactement ? Parce que les gens sont mieux nourris ? Ont plus de temps pour faire du sport ? Parce que les athlètes sont mieux préparés par leurs équipes ? Je veux bien qu’un pays plus riche ait davantage de moyens à consacrer à la préparation de ses athlètes, mais est-il si évident qu’il doive les consacrer ? Inversement, les habitants de pays plus pauvres doués pour un sport particulier n’ont-ils pas infiniment plus d’incitations à s’entraîner que ceux des pays riches ? D’ailleurs les champions d’haltérophilie viennent rarement des familles les plus riches ce me semble, sans parler des joueurs de football brésiliens. Et quid alors de l’effet de la variable « pays communiste ou anciennement communiste » ? Les communistes sont-ils plus forts ? Plus motivés ? Plus fliqués ? Plus dopés ? Plus méchants ? Allez savoir…

1. Un peu de théorie dans un monde de brutes dopées : le paradoxe de Philippe Lucas

Pour me faire pardonner d’avoir dit un jour que la théorie des enchères ne sert pas à grand-chose, je suggère ici de l’appliquer au problème qui nous occupe. Nous supposerons que des Jeux sont avant tout un concours que les participants cherchent à gagner : les différents athlètes « enchérissent » de la concentration et de l’effort physique (au moment de la préparation comme de l’épreuve), les Etats enchérissent des moyens financiers pour préparer leurs athlètes.

Un point délicat est de savoir de quel type d’enchères il s’agit. Si par exemple on considère que seule la victoire est belle ou qu’en dehors du podium il n’y a point de salut, on est dans une « all pay auction » (traduction française bienvenue, je ne suis pas familier de l’Hôtel Drouot où d’ailleurs on ne doit pas pratiquer ce type d’enchères) : une fois l’épreuve terminée, les perdants ne récupèrent pas leur effort physique, ils ont « payé » pour ne rien avoir. Si c’était le cas on en déduirait immédiatement que les athlètes pourraient fournir bien plus d’efforts : anticipant qu’ils ont de fortes chances de repartir bredouilles, autant ne pas trop se fatiguer. Ca n’a pas l’air de se passer comme ça, sauf peut-être dans des disciplines outrageusement dominées par certaines nations, le tennis de table par exemple (Emmeline et moi étions trop occupés cette année pour le double, d’où l’absence de médaille française dans cette discipline).

Considérons donc plutôt qu’il s’agit d’une enchère au premier prix, avec offre scellée, un peu spéciale : les différents athlètes s’entraînent dans leur coin sans s’observer les uns les autres, et finissent classés dans l’ordre selon l’effort fourni. Ils s’intéressent aux médailles évidemment, mais leur classement ou leur temps les récompense aussi, si bien que s’entraîner « paie » toujours. Ou bien considérons que le résultat est un peu aléatoire et que s’entraîner donne plus de chances de gagner, donc là encore paie toujours, et restons donc sur l’idée d’une enchère au premier prix.

Une deuxième particularité est que les enchérisseurs sont en équipe, entre athlètes parfois, et entre un athlète et son ministère des Sports de l’autre. En même temps que l’athlète donne son temps et son effort, l’Etat donne de l’argent, et c’est la combinaison des deux (selon une technologie Cobb-Douglas, très probablement) qui détermine les chances de victoire d’un athlète. Un peu comme si vous deviez enchérir à plusieurs sur un tableau : chacun veut avoir le tableau mais préfèrerait que les autres en paient une plus grande partie.

Le rôle de l’Etat pose beaucoup de difficultés. On peut d’abord penser, et c’est une objection que je soulèverais à l’encontre de l’article de AAP si elle n’était pas fausse, que l’Etat doit non seulement allouer une somme globale à la préparation des athlètes, mais surtout en choisir la répartition. Il est peut-être bien plus important de savoir si l’on mise tout sur le BMX ou la natation que de décider de rajouter un petit million d’euros marginal pour les Jeux.

Sauf que tous les Etats suivent le même raisonnement. Imaginons par exemple que chacun se spécialise dans une discipline (comme les Kirghizes en haltérophilie si j’ai bien compris). La domination kirghize en haltérophilie étant écrasante, les autres pays ont intérêt à concentrer leurs ressources sur d’autres sports. S’ils le font, les Kirghizes ont eux intérêt à dépenser nettement moins en haltérophilie, puisque la concurrence se fait moins rude. Mais alors il redevient intéressant pour les non-Kirghizes d’investir dans l’haltérophilie.

On l’aura compris, il sera difficile dans ces conditions de trouver un équilibre de Nash en stratégies pures. On ne saurait donc trop conseiller aux différents pays d’allouer les fonds plus ou moins aléatoirement, et donc de se doter si possible d’un ministre des Sports qui n’y connaît pas grand-chose et fera tout au hasard.

Ceci limite fortement l’objection soulevée plus haut sinon en réalité (parce que ça ne se passe pas comme ça), du moins en théorie, pour reprendre une distinction élaborée par Keynes (Keynes de chez Econoclaste d’en face, pas John Maynard. Voir dans Général puis Fiscalité keynésienne du bien-être).

Deuxième effet intéressant de l’Etat, sa participation aux Jeux peut désinciter les athlètes. On aimerait ici que Philippe Lucas exprime avec sa délicatesse habituelle comment des athlètes trop chouchoutés sont portés à ne plus s’entraîner sérieusement en pensant que le travail se fera tout seul. Dans le contexte des enchères cet effet se comprend très bien : plus l’autre enchérit, moins j’ai besoin d’enchérir et réciproquement. Ceci suppose évidemment que la technologie soit à facteurs substituables, on pourrait penser au contraire que s’entraîner beaucoup ne sert à rien sans moyens, et inversement qu’avoir beaucoup de moyens ne sert à rien si on ne s’entraîne pas assez. En négligeant ce problème nous pouvons donc énoncer :

Le paradoxe de Lucas (Philippe, pas Robert) : plus on chouchoute un athlète et plus il fricote avec des Italiens au lieu de s’entraîner durement, comme il sied.

Ce paradoxe permet peut-être de comprendre l’avantage comparatif des pays communistes, qui ne vient pas d’ailleurs du fait qu’ils soient communistes, mais qu’ils soient aussi souvent dotés d’une bonne police secrète (il serait intéressant d’ailleurs de comparer les résultats des différents pays communistes pendant la Guerre Froide en fonction de ce critère). On peut penser que l’effort des athlètes est ainsi mieux contrôlé et que le problème d’aléa moral soulevé par le paradoxe de Lucas ne se pose pas. Voyez comme s’entraîne le méchant soviétique dans Rocky IV, si c’est pas une preuve !

Bien sûr, des pays plus démocratiques peuvent essayer de faire du « mechanism design » et de donner à leurs athlètes des incitations monétaires et subtiles à fournir l’effort optimal. Mais bon, soyons sérieux, ça ne vaudra jamais des menaces crédibles sur la famille de l’athlète soupçonné de flemme, si ce n’est de déviationnisme. De ce point de vue, accorder des légions d’honneur aux médaillés c’est bien, mais ça ne va peut-être pas assez loin. Quid d’un bisou de Carla ? Notons que la Chine a perdu une belle occasion de mieux faire. En supposant qu’elle doit une partie de sa supériorité au contrôle exercé sur les athlètes, elle aurait pu sélectionner les jeunes personnes (d’un seul sexe ou des deux d’ailleurs ?) qui font des bisous aux médaillés parmi les plus laides, afin de désinciter les concurrents des fils de l’empire du Milieu. Si seulement on m’avait demandé mon avis…

2. Statique comparative

Revenons enfin au nombre de médailles d’un pays. Comme dit plus haut, il devrait dépendre positivement des enchères réalisées par les différents athlètes (nous supposerons l’existence d’un athlète aussi représentatif que complet) et l’Etat qui les/le finance.

Les efforts fournis par l’athlète sont d’autant plus élevés que :
-il a envie de gagner, envie que nous noterons V
-ses efforts sont peu coûteux, coût que nous noterons a

Les dépenses de l’Etat sont d’autant plus fortes que :

-un nombre élevé de médailles est un objectif politique important, nous noterons W la valeur d’une médaille

-il peut facilement consacrer des ressources à la préparation des athlètes, nous supposerons que dépenser un euro en JO coûte réellement b euros (par exemple on aura b > 1 si le gouvernement se prive d’opportunités d’investissement plus rentables)

On peut à mon avis rattacher les différentes variables de l’article et d’autres encore à ces différents paramètres.

Variables influant sur V :

-un athlète a d’autant plus envie de gagner qu’il est pauvre (l’incitation monétaire est plus importante), les pays pauvres ont donc de ce point de vue un avantage ;

-un athlète a d’autant plus envie de gagner que le prestige retiré de sa victoire sera plus élevé, cela favorise peut-être les pays organisateurs, les pays ayant des traditions fortes dans certains sports, les pays plus nationalistes, ceux où la presse people est plus développée, les pays qui ont peu de médailles d’habitude ou peu de sources de gloriole nationale dans leur histoire récente (ça peut être un peu tout le monde) ;
-un athlète a d’autant plus envie de gagner que sa position est précaire, ce qui favorise les outsiders (voyez Rocky I).

Variables influant sur a :

-les efforts sont d’autant moins coûteux que l’athlète est doué de bonnes capacités physiques. Cela favorise les pays plus peuplés, qui ont plus de chances de voir naître des bébés aux pieds palmés qui feront de bons nageurs de crawl, mais sans doute aussi les plus riches, où une plus large partie de la population grandit sans problèmes alimentaires, ainsi que ceux qui ont des habitudes de vie aussi saines qu’ennuyeuses et une alimentation aussi diététique que fade (je ne donnerai pas de noms tant les candidats sont nombreux) ;

-si on pense à de l’entraînement sur le plus long terme, ces efforts sont également moins coûteux si le chômage est faible (on prend moins de risques à se lancer dans une carrière d’athlète), et si le sport professionnel est rémunérateur même en-dessous du niveau olympique. Là encore les traditions nationales comptent évidemment beaucoup.

Variables influant sur W :

-W est évidemment d’autant plus élevé qu’un gouvernement est impopulaire et a besoin de faire diversion. Une croissance faible, un chômage élevé, un pouvoir d’achat en berne pourraient être autant de signes avancés d’une bonne réussite aux JO.

-cet effet est d’autant plus fort que les médias du pays en question sont prompts à se passionner pour les JO. Le contexte médiatique joue évidemment beaucoup. On aurait pu suggérer à la Chine de demander aux Russes et aux Géorgiens de se faire la guerre un peu plus tôt et un peu plus violemment, de manière à susciter une crise grave propre à détourner l’opinion publique des JO au moment de la préparation des athlètes.

-la sympathie des média envers le gouvernement a un effet ambigu : lorsqu’elle est élevée de bons résultats seront davantage mis en avant, mais de mauvais moins, et le gouvernement sera à la base moins critiqué ;
-il y a sans doute des effets de seuil, une situation trop grave ne peut être compensée par de bons scores aux JO. Encore que…

-un gouvernement démocratique a évidemment intérêt à bien réussir ses jeux, et ce d’autant plus qu’il est proche d’une élection (pensons aux Etats-Unis). Mais un gouvernement non démocratique ? Là encore le problème n’est pas qu’il soit communiste ou non, mais qu’il soit plus ou moins stable ; plus le parti au pouvoir est mal assuré, et plus il a intérêt à réussir ses jeux. On pourrait tester ce point en comparant les performances des différents pays du bloc communiste en fonction du contrôle plus ou moins étroit exercé par Moscou. De ce point de vue en tout cas la réussite de la Chine et les efforts déployés sont plutôt inquiétants pour l’avenir politique de nos timoniers.

-tout cela joue évidemment d’autant plus que les habitants sont passionnés de sport et/ou de nationalisme. Je ne sais s’il existe une sociologie du nationalisme (si non je ne félicite pas les sociologues, c’est quand même pas bien difficile de broder quelque chose sur la base de la solidarité organique contre mécanique etc.), mais si oui elle devrait nous fournir moult variables à étudier : perte récente d’un empire colonial, d’une guerre, bêtise et niveau d’éducation de la population, ancienneté de l’entité nationale (ça peut marcher dans les deux sens d’ailleurs, ni les Croates ni les Japonais n’étant les moins nationalistes), proportion d’immigrés… Pour les traditions sportives on peut penser à la date d’introduction du scoutisme, ou au pourcentage de jeunes (des jeunes comme il nous en faudrait plus, aurait dit Pierre de Coubertin) appartenant à des associations sportives plus ou moins paramilitaires dans les années 1920-1930 etc.

Variables influant sur b :

Là encore on peut penser à beaucoup de choses. Le plus important est à mon avis les marges budgétaires du gouvernement au moment des JO. Une croissance faible implique un budget serré et donc peu de marges pour augmenter la préparation des athlètes, alors que dans le même temps cette même faiblesse augmente W. On peut heureusement séparer ces deux effets en se servant comme expérience naturelle du Pacte de Stabilité et de Croissance de 1997, dont on espère que l’adoption doit peu à la préparation des Jeux de Sydney : avant 1997 (donc aux Jeux d’Atlanta, 1996) un pays signataire du pacte connaissant une faible croissance est incité à dépenser plus pour les JO afin de faire diversion, et peut le faire parce qu’il n’est pas contraint par le pacte. En 2000 il ne peut plus, ou moins, ce qui permet de distinguer quelque peu les deux effets (on appelle ça du « regression discontinuity design » me semble-t-il).

3. Quelques conseils gratuits à Bernard Laporte

Les conclusions de l’étude AAP semblent peut-être encore moins claires qu’avant. On pourrait d’ailleurs encore complexifier en ajoutant les supporters comme troisième enchérisseur. D’un autre côté, on peut retirer de tout cela un certain nombre de conseils à donner au gouvernement, puisqu’il est clair que le nombre de médailles est une mesure de la valeur d’un pays et qu’on doit donc considérer que la politique est la poursuite des jeux olympiques par d’autres moyens :

-il faut d’abord évidemment répudier le Pacte de Stabilité et de Croissance, afin de donner à Bernard Laporte les moyens des nobles ambitions de notre patrie ;

-il faut élire (une fois de temps en temps c’est bien mais systématiquement c’est encore mieux) un Président et une Assemblée les plus économiquement incompétents possible, afin de leur donner le maximum d’incitations à se rattraper en nous donnant de beaux jeux. On pourrait d’ailleurs aligner le calendrier électoral sur le calendrier olympique, comme ont su le faire les Américains avec leur pragmatisme habituel, et réformer les institutions de manière à maximiser les chances d’élections des moins capables. On se demande d’ailleurs pourquoi le scrutin indirect n’est appliqué qu’à une seule des deux chambres ;

-toute mesure propre à ralentir la croissance est également bienvenue ;

-un programme d’immigration choisie, sur base génétique, permettrait d’augmenter la proportion de Français à grands pieds, longues jambes, gros bras et autres difformités susceptibles d’améliorer leurs performances sportives ;

-il serait souhaitable de pouvoir exercer une pression plus importante sur les athlètes sélectionnés. On se plaint toujours du non respect des droits de l’Homme en Chine, mais au moins les résultats sont là ;

-tout en restant un pays riche ayant les moyens de bien entraîner ses athlètes, il serait souhaitable que la France garde une proportion importante de pauvres auxquels des études longues devraient être plus ou moins directement fermées, de manière à ce que le sport de haut niveau soit un débouché plus attrayant. Cette politique a permis aux Etats-Unis, un exemple à suivre, de bénéficier de plusieurs générations d’athlètes Noirs Américains remarquables.

Si la France n’a pas 80 médailles la prochaine fois, ce ne sera donc pas de ma faute.

Licence Creative Commons – Auteur:Jean-Edouard Cоlliard

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