L’ouverture, c’est comme la confiture…

(message personnel d’Emmeline : sur une idée originale de mon grand frère adoré. Bisou.).

7 mois  après l’élection de M. Sarkozy, le soufflé de l’ouverture semble être retombé. Retombé ? non. Plein de villages, un peu partout en France, peuplés de très réductibles candidats aux municipales, connaissent à leur tour une vague de cette ouverture consistant à tendre la main aux ennemis d’hier… Là encore, les économistes peuvent sans complexe se préoccuper de ce qui ne les regarde pas en étudiant cette belle interaction stratégique qu’est la constitution de listes (municipales) ou d’équipes (gouvernementales), où les acteurs mobilisent diverses ressources rares : ainsi de la compétence politique, du temps, des réseaux et liens personnels, de l’argent, des merguez et sardinades…

Mademoiselle, monsieur, vous envisagez de vous lancer en politique – mais, n’étant pas obtus et fermé, vous envisagez de vous faire un jour ouverturiser ? Madame, monsieur, vous êtes tête de liste aux municipales et cherchez désespérément à ouvrir votre liste sans perdre les vôtres (ni céder trop de ces légitimes avantages qui font le soulas de votre fonction) ? Ce billet vous apprendra, à l’un, quelle position adopter sur l’échiquier politique, à l’autre, quelles sont vos cibles naturelles et comment les traiter.

Un modèle statique : qui mettre au gouvernement et à l’Hôtel de Ville ?

[Disclaimer : si les résultats annoncés ici ne se vérifient pas en mars prochain – pour le gouvernement, connaissant les résultats, nous avons fait en sorte que le problème ne se pose pas – cela ne signifiera pas qu’ils sont faux, mais simplement que les électeurs et élus sont de méchants irrationnels.]

Plaçons-nous dans le cadre d’un « jeu » à 3 agents (« joueurs ») : deux partis (appelons-les G et D) et un homme politique représentatif (appelons-le K), membre, disons, du parti G. On suppose que le parti D, soit est déjà au pouvoir, soit a de plus fortes chances de gagner la prochaine élection. Quels sont les « paiements » du jeu (i.e. ce que gagne chacun des joueurs dans chacune des situations possibles) ?

Nous supposerons que chacun des deux partis a intérêt à la fois à conserver le plus possible de son personnel initial (ainsi il (i) garde des compétences, (ii) empêche l’autre de les lui piquer, (iii) prive l’autre d’un éventuel bonus d’ouverture) et à s’ouvrir le plus possible pour bénéficier d’un bonus d’ouverture auprès des électeurs : en effet, ceux-ci ne pourront que saluer l’esprit large et consensuel de François Bayrou du candidat qui aura su dépasser le mesquin clivage droite-gauche pour s’entourer des meilleurs, d’où qu’ils viennent, sublimant ainsi leurs compétences réelles et c’est parfois pas du luxe.

En revanche, l’élargissement a un coût, car ce qui est donné à l’homme d’ouverture, soit est créé ex nihilo pour un coût financier et politique non nul (sauf si on se débrouille bien et qu’on est élu, auquel cas le coût financier est supporté par les contribuables, mais le coût politique demeure), voire symbolique ; soit est retiré à un lieutenant fidèle (ou non), qui n’appréciera pas forcément de se voir privé de l’os qu’on lui avait promis depuis si longtemps et se met donc à envisager une contre-ouverture de rétorsion.

Le paiement de notre homme politique, K – en référence à Kouchner et non à Joseph K. – , est plus sophistiqué : en acceptant la proposition d’ouverture qui lui est faite, il obtient immédiatement des avantages tangibles ; mais doit payer un coût d’opportunité,qui correspond aux avantages dont G aurait pu le faire bénéficier à son retour au pouvoir, plus la désutilité personnelle liée à l’abandon de ses convictions. Nous admettrons pour des raisons de simplification que l’étiquette « traître » dorénavant collée sur son front est compensée par le sublime de son geste : sacrifier ses amitiés pour mieux servir la France.

Le parti qui cherche à débaucher se livre à une analyse coûts-avantages, et fera donc des propositions à tous ceux dont le coût supposé sera inférieur au bénéfice politique attendu, à ceux qui présentent le meilleur rapport qualité-prix en cas de ressources limitées. Intéressons-nous d’abord au coût du débauchage.

K n’acceptera de quitter G que si les avantages qui lui sont proposés excèdent le coût d’opportunité et le coût de renonciation à ses convictions qu’il devra subir. Quels sont les facteurs dont on peut penser qu’ils influencent ce coût d’opportunité ?

– l’âge, tout d’abord. Il est évident que plus l’on vieillit (au sens politique du terme, c’est-à-dire après 55 ans : l’âge des 3 présidentiables de 2007), plus il paraît peu opportun d’attendre le retour au pouvoir de son parti (soyons francs et, en un mot, rationnels : on risque de clamser avant). C’est encore plus vrai lorsque l’on est malade. Il vaut donc nettement mieux accepter une place, assortie de confortables indemnités, dans une commission au nom ridicule, pour y tenir des propos plus ridicules encore.

– l’influence au sein du parti : au niveau national, les perspectives d’être présidentiable ou ministrable si G revient au pouvoir ; au niveau local, l’éligibilité ou non au conseil municipal (ou, mieux encore, l’espoir d’un poste d’adjoint). S’y ajoute le charisme. Ca n’a l’air de rien, mais vous imaginez Eric Besson (ou François Hollande) candidat aux présidentielles ? De façon générale, ce point se décline en de multiples facettes : nombre de militants membres de votre courant, entente plus ou moins bonne avec les cadors qui seront un jour aux manettes,…

– la popularité nationale ou locale (telle bien sûr que mesurée par Opinionway et publiée si possible dans Metro, qui en plus a une édition locale)

– les avantages en nature auxquels il faudra renoncer en passant chez le concurrent : voiture de fonction, bureau au siège du parti, HLM, secrétaire affriolante (ou directeur de cabinet fringant pour ces dames)…

– le coût de renonciation aux convictions : il est difficile de savoir comment évaluer ce sentiment qui semble contre nature à un économiste rationnel, mais on peut supposer sans trop de risque d’erreur que Jean-Luc Mélenchon aurait un boa constrictor à avaler en passant à droite, tandis que Jean-Marie Bockel s’est contenté d’un petit lézard. Il faut noter que ce coût n’est pas forcément psychologique : il est tout à fait possible que Mélenchon occupe sa place à gauche du PS par pur calcul (il s’agit d’une niche), mais que s’il venait à passer sarkozyste l’étiquette « traître » occulte vraiment aux yeux des électeurs le sublime de son sacrifice, et annihile donc le bonus d’ouverture.

Bref, D ne pourra approcher K qu’en lui faisant miroiter un bénéfice dépassant le total de tous ces coûts. Soit, de son point de vue, une facture qui peut être plutôt salée (mais qu’il peut réduire en créant des commissions ou secrétariats d’Etat ex nihilo, au risque évidemment de faire exploser la promesse – de campagne – d’une équipe restreinte). Côté bénéfices politiques attendus, que trouve-t-on ? :

– éventuellement, bénéfice de la compétence de K (au sens large du terme, qui peut inclure sa popularité, la couleur de sa peau, ou son expertise sur le budget de l’Etat).

– bonus d’ouverture, issu du seul fait que K a une étiquette G. On peut le supposer d’autant plus fort que cette étiquette est ancienne et bien ancrée dans l’imaginaire populaire, K ayant une réputation de fidélité sans tache. Il est d’autant plus élevé que K sera exhibé et donc placé à un poste prestigieux – par exemple Ministre des Affaires étrangères.

– autres éléments non pris en compte par souci de simplification (par exemple, baisse des coûts du débauchage en mettant en concurrence de nombreux traîtres potentiels).

Application pratique

D’une manière générale, le résultat est que l’on cherche d’autant plus à débaucher quelqu’un que les bénéfices excèdent les coûts, ce qui peut se résumer en gros au débauchage : d’une part, de ceux qui ont plus de passé que d’avenir politique dans leur camp :

– Bernard Kouchner, 68 ans, jospiniste non inscrit au PS ; très populaire dans les sondages Opinionway, M. Sac de riz, ancien Ministre de la Santé ; notons qu’il est le plus jeune de notre panel de vieux, et a obtenu le gros lot ;

– Michel Rocard, 77 ans, opéré cet été en Inde, tendance morte depuis 1983 à peu près, mais Premier Ministre, lourd prestige version nostalgie de l’âge d’or et en rupture avec Mitterrand ;

– Claude Allègre, 70 ans, l’homme le plus haï des profs depuis 2000 et des militants PS depuis 2002, mais ancien Ministre de l’Education Nationale et scientifique de renom ;

– Jack Lang, 68 ans même s’il s’est fait lifter, très populaire également, ancien Ministre de la Culture et de l’Education Nationale, ex-présidentiable. A noter que Jack Lang, dans le cas précis de la Commission Balladur, présentait également l’intérêt d’un coût de renonciation faible : il partage en effet la même vision de ce que doit être la Ve République que Sarkozy.

D’autre part, de ceux dont le coût de renonciation est présumé faible (admirez la subtile transition) :

– Jean-Marie Bockel, 0,67% au Congrès du Mans pour cause de vilain droitisme incompatible avec le gentil gauchisme du Parti Socialiste ;

– Eric Besson, fâché à mort avec son ancienne meilleure amie Ségolène Royal et ayant donc une chance à peu près nulle d’un avenir politique en cas de victoire de celle-ci, par ailleurs en mauvais termes avec les autres cadors ;

– Hervé Morin, déjà à droite et qui aurait de toute façon perdu tous ses avantages acquis (en gros, juste la députation : il avait déjà son propre chauffeur, qui est d’ailleurs devenu une star) en restant avec Bayrou ;

Contre-exemples :

– Julien Dray (il a refusé), dont Sarkozy a la plus mauvaise opinion – le considérant comme une crapule, il s’est dit qu’il serait facile à acheter. Malheureusement pour l’UMP, il est jeune et dynamique, et peut-être même intègre ;

– Manuel Valls (il a refusé), dont Sarkozy a une excellente opinion – le considérant comme à droite, il s’est dit qu’il serait facile à acheter. Malheureusement pour l’UMP, il est jeune et irréductible, et peut-être même socialiste ;

– Carla Bruni : là on ne voit pas. Peut-être que pour elle le coût était élevé, mais les avantages proposés plus encore (connaître l’Amour, gagner son pari avec Claudia Schiffer, faire enfin décoller les ventes de son nouvel album(1)).

Tout ceci vérifie très bien notre théorie : vous aussi, appliquez-la maintenant à votre propre ville en faisant la liste de tous ceux qui sont vieux et n’ont plus aucune perspective dans leur camp (qui a dit « Michel Charasse et René Galy-Dejean » ?) et vous saurez qui sera potentiellement « ouvrable » aux municipales. Si vous êtes intéressé par des élections ultérieures, suivez le guide !

Optimisez votre carrière d’homme politique ouvrable !

Même si prétendre dépasser un clivage droite-gauche prétendument stérile en piquant les hommes de l’adversaire n’est pas forcément une nouveauté complète, le fait que le gain associé à cette manœuvre soit suffisamment important pour qu’elle soit pratiquée à grande échelle et de façon renouvelée est probablement assez nouveau(2). Les hommes politiques devraient dès lors être amenés à modifier leur vision du jeu politique et à intégrer dans leur calcul que chacun est potentiellement ouvrable et que si ce n’est eux, ce sera donc leur frère. Prenons pour simplifier l’exemple d’un parti qui aurait un chef unique et bien défini, cherchant à maximiser le rendement électoral dudit parti sur le long terme (d’accord, c’est très simplificateur), et développons un petit modèle pas si simple.

Vous voulez entrer dans le parti politique D. Va-t-on vous confier des responsabilités ? si oui, vous allez potentiellement devenir quelqu’un de connu, et vous serez donc une cible intéressante pour le parti G (si vous n’avez pas compris pourquoi, relisez les paragraphes précédents). Pour vous retenir d’aller chez G, il faudra donc vous promettre plus de responsabilités et plus d’avantages. Mais alors, à la période suivante, vous serez encore plus prestigieux et G vous proposera carrément un pont de mithril. Hélas, comme nous le savons tous, toute vie politique a une fin et viendra le jour où vous commencerez tristement votre dernière législature. Mettons que G soit alors au pouvoir. Non seulement G aura un très fort intérêt à vous débaucher, puisque vous serez devenu une véritable star à la loyauté éprouvée (après tout, qui a besoin de savoir que vous avez fait un odieux chantage à vos amis de D tous les ans ?), mais encore G peut vous offrir bien plus que ce qu’a à vous proposer D, qui n’étant pas aux affaires ne dispose pas des mêmes ressources. Vous serez donc nécessairement débauché par G, et pour une « somme » pas forcément énorme.

Mais, depuis la vague d’ouverture, les dirigeants de D sont parfaitement au courant que cette stratégie opportuniste est possible, et même inévitable. Aussi savent-ils très bien qu’à la fin de votre vie politique, si votre parti n’est pas au pouvoir, vous le trahirez. Donc à la période précédente ils ont intérêt à vous confier moins de responsabilité, des fois qu’ils perdent l’élection, afin que vous soyez une cible moins intéressante. Mais, maintenant que vous avez lu ces lignes, vous le savez aussi. Vous êtes donc tenté de partir à la période encore avant, sachant bien que vos amis ne vous feront pas de cadeau quand ils vous verront sur le départ. Ce que savent aussi les deux partis, et ainsi de suite.

Quel est le résultat du jeu ainsi construit ? A vrai dire, nous ne le savons pas encore, puisqu’il est passablement compliqué, que le résultat dépend des paramètres, et qu’il faudrait pour qu’il soit cohérent considérer que la probabilité pour chaque parti de gagner dépend du fait qu’on l’ait trahi ou non à la période précédente. Ce qui conduit à chercher une solution sous forme d’équilibre Markov-parfait ou de contrats récursifs optimaux. Dans les deux cas, c’est, disons-le, pénible. On trouverait néanmoins probablement comme résultat que, parce qu’il sait que vous pourrez potentiellement le quitter, votre parti sous-investira en vous – c’est d’ailleurs très proche de ce qu’on observe pour les traders. Intuitivement, on peut penser que vous trahirez seulement quand votre parti perdra, spécialement si vous êtes âgé, et plus probablement quand la défaite a été mal anticipée(3).

Bien sûr, comme tout modèle standard en économie, on suppose ici que les agents ont une connaissance parfaite du jeu et agissent de manière parfaitement rationnelle (et en pensant que vous aussi êtes rationnel). Supposons en revanche que vous pensez que le chef de votre parti ne soit pas un lecteur du blog de RCE (il a tort) et n’ait pas donc compris le jeu. Nous pouvons alors vous donner quelques bons conseils pour gravir rapidement les échelons :

– Essayez d’abord, si possible, de faire croire que vous êtes d’une loyauté à toute épreuve. Et si vous vous appelez Jean-François Copé, changez de tête. On vous confiera ainsi vos premières responsabilités. Continuez jusqu’à ce que celles-ci soient suffisamment importantes pour que vous deveniez une cible d’ouverture raisonnablement tentante.

– Changez alors du tout au tout et révélez votre vraie nature en expliquant que le parti d’en face vous fait des propositions et que vous n’hésiterez pas à le rejoindre si on ne vous rémunère pas à votre juste valeur. Dans tous les cas, ne rejoignez surtout pas le parti d’en face. En effet, vous seriez couvert d’honneurs pendant un court laps de temps, mais seriez ensuite relégué à des fonctions peu enviables, puisque vous ne disposeriez plus de la menace d’aller voir en face – forcément, vous en venez déjà. On peut à ce sujet rendre hommage à la lucidité d’Hervé Morin, qui dit-on se cherche une occupation pour avril 2008.

– Enfin, à la dernière période, si ce n’est pas votre camp qui est au pouvoir, n’hésitez pas à rejoindre les vainqueurs du jour, ils sauront vous garantir une retraite paisible et confortable (où vous pourrez tranquillement calomnier l’enseignement des SES – oui, nous sommes très, très énervés…)

Si par hasard vous êtes chef d’un parti politique, votre tâche est manifestement plus ardue :

– La première chose à faire est d’essayer tout le temps de débaucher ceux d’en face, même si vos chances paraissent nulles ; d’abord, cela les rendra plus revendicatifs face à leurs propres chefs ; ensuite, il est toujours bon de leur faire savoir que la possibilité existe.

– Pour vos propres troupes, d’une manière générale, faites en sorte qu’ils aient toujours beaucoup à espérer en restant avec vous, et qu’ils n’aient jamais trop de responsabilités qui en feraient des cibles intéressantes, ou alors très tard. Ce qui demande un vrai don pour la planification de carrière.

– Eventuellement, pour les plus vieux, virez-les et/ou réduisez leur popularité à zéro, bref, trahissez-les avant qu’ils ne vous trahissent.

Notez dans les deux cas que ces stratégies ne constituent nullement un équilibre de notre jeu et supposent que vous connaissez mieux le modèle que les autres joueurs. Ce qui semble possible, pourquoi pas…

Exercices pour les commentateurs :

(i) déterminez en fonction de a, b et ? le positionnement optimal, à parti fixé, pour un jeune loup aux dents longues se lançant en politique aujourd’hui – au sens de « plutôt Mélenchon ou plutôt Bockel ? » (respectivement : « plutôt Devedjian ou plutôt Douste-Blazy ? »)

(ii) selon les probabilités que vous attribuerez de manière arbitraire aux réussites électorales de D et G dans les 50 prochaines années, répondez notamment à la question suivante : a-t-on nécessairement intérêt à s’inscrire dans le parti dont on pense qu’il gagnera le plus souvent ? (vraie question ouverte)

(iii) que se passe-t-il si l’on introduit, au choix : un troisième parti, de la concurrence entre les inscrits au sein d’un même parti, la possibilité de faire sécession, une direction de parti non monolithique… ?

[Les commentaires hors réponses aux exercices sont évidemment bienvenus aussi. Notamment pour demander des explications sur les private jokes.]

Et, bien sûr, excellente année 2008 !

(1) Avec tout le dévouement du monde, nous prévenons d’office nos camarades RCE : même pour le numéro 3 qui s’annonce génialissime, nous ne paierons pas de notre personne pour la promotion…

(2) cela dit, on peut noter la figure historique d’Edouard III d’Angleterre, grand précurseur au XIVe siècle du sarkozysme, qui a eu la bonne idée d’attirer Robert d’Artois – faiseur du trône de Philippe VI de Valois quand même -, pour légitimer sa prétention à la couronne de France (et commencer la Guerre de Cent Ans, accessoirement) en exhibant un allié d’ouverture de premier choix ! Et Edouard III a d’ailleurs été un grand roi. C’était un message de « Positive Ouverture ».

(3) par exemple, vous restez dans le parti et le parti pense que vous avez intérêt à rester car tout le monde pense qu’aux prochaines élections votre parti a 90% de chances de gagner. Manque de chance, votre parti perd quand même. Vous partez parce que c’est devenu plus intéressant pour vous mais votre parti savait à la période précédente qu’en cas de défaite vous partiriez. On pourrait ici s’inspirer de l’analyse des crises financières : je sais qu’il risque d’y avoir une crise financière et que ma contrepartie ne pourrait alors pas me rembourser, mais je prête quand même ; simplement, j’inclus une prime de risque.

Licence Creative Commons – Auteurs:Emmeline Travers-Cоlliard et Jean-Edouard Cоlliard

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